lundi, 17 mars 2008
Toulouse municipales : l’étrange défaite de Jean-Luc Moudenc
Pour la première fois depuis 37 ans, la mairie de Toulouse échoit à la gauche. Le retour de Dominique Baudis n’aura pas suffit à maintenir Jean-Luc Moudenc au Capitole.
Pierre Cohen, député-maire socialiste de Ramonville est élu à 50,42 % au 2nd tour.
1 209 voix seulement, soit moins de 1 %, séparent Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc, soit 73 414 voix contre 72 205, dans une commune qui compte environ 450 000 habitants en 2008. Tous savaient que la victoire serait serrée. Elle l’a été.
Une élection râtée de peu
Au demeurant, la remontée de Jean-Luc Moudenc au-delà du très faible réservoir de voix que constituait le Modem (5,9 %) n’aura effectivement pas été suffisante.
0,42 % le séparait de la victoire. La défaite a d’autant plus un goût amer pour lui que les bookmakers le donnaient perdant d’avance. A l’évidence, l’image exécrable du Président de la République a joué un rôle de véritable repoussoir. Sans lui, Jean-Luc Moudenc aurait pu escompter une victoire, peut-être même confortable, alors que la ville avait voté Ségolène Royal à 57,6 % et que le Parti Socialiste vient d’obtenir aux cantonales des scores du même niveau. De fait, le paradoxe toulousain n’en est plus ce soir. Si les 49,58 % de Jean-Luc Moudenc sont à comparer aux 42,4 % de Nicolas Sarkozy au 2nd tour à Toulouse ou aux résultats catastrophiques de la droite dans des bastions qui lui sont en général plus favorables tels que Strasbourg, Caen ou Metz, ils restent par définition insuffisants pour une victoire.
Une droite et un centre exangues
En attendant, le parti socialiste a de quoi savourer la chute du Capitole. Elle complète ainsi son dispositif politique, en résonance avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées et le Conseil général de Haute-Garonne.
En face, s’ouvre vraisemblablement une période de crise à l’UMP31 qui a perdu Toulouse et n’a sauvé qu’un canton remis en jeu… soit moins que dans les autres départements de la région. Le Nouveau Centre n’a aucun poids. Quant au Modem, les anciens UDF auront certainement la nostalgie de l’époque où la grande famille centriste avait une très belle place sur la scène locale. Enfin, les nombreuses personnes de la société civile de la liste Moudenc retourneront simplement à leur vie professionnelle ou associative.
Enfin, Dominique Baudis aura de fortes chances d’entrer au Sénat et d’y finir paisiblement sa retraite politique, loin de l’agonie locale des partis du centre et de la droite.
Reste à déterminer la personnalité qui tiendra les rênes de la communauté d’agglomération qui doit très vraisemblablement devenir une communauté urbaine. Sera-ce un représentant de la liste de Pierre Cohen ou d’une commune de banlieue ? Le suspense intéressera peut-être moins la population locale tant cette dernière n’est pas sensibilisée à la question intercommunale, du moins pour le moment.
A l’heure où la ville franchit une étape charnière de son développement, avec une démographie qui explose et une économie parmi les plus dynamique d’Europe, l’histoire ne retiendra que l’échec de l’équipe de Jean-Luc Moudenc.
Au suivant…
01:47 Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales, cohen, moudenc, ump, ps, baudis
vendredi, 14 mars 2008
Municipales Toulouse : la stratégie de la porte fermée
La stratégie de Pierre Cohen : apparaître comme le fédérateur de 60% de voix hétéroclites.
On le sait, depuis dimanche dernier, le socialiste Pierre Cohen avec 39 % de vote au 1er tour, n’avait de cesse de répéter à qui voulait l’entendre qu’il représentait les « Près de 60 % des Toulousains [qui] rejettent [la] politique et [l’] absence de projet.[NDLR : de Jean-Luc Moudenc] ».
Cela semblait assez vrai à gauche. Dès la campagne avant le premier tour, François Simon avait laissé entendre durant toute la campagne qu’il était particulièrement ouvert à la fusion de sa liste (L’Autre liste de gauche, alternative et écologiste) avec celle des partis de la gauche parlementaire. A ses déclarations répétées, Pierre Cohen n’avait jamais pris le soin de répondre par l’affirmative, même lors d’un débat, afin de ne pas effrayer une partie du vote des "classes aisées" qui avaient échappées à ce même François Simon en 2001. En outre, la liste LCR-Motivé-e-s rentrait dans le jeu classique de la critique de groupes politiques d’extrême-gauche contre le personnel politique sortant, ici de centre-droit et de droite.
Au centre, le combat anti-Moudenc semblait tout aussi vrai. Pour une question stratégique, il semblait plus rentable pour le Modem de viser prioritairement la mairie sortante, le nom de la liste même, Toulouse autrement, en dépit des explications, sonnait comme une charge électorale contre l’équipe baudisienne sortante, sans parler des animosités d’ordre personnel que l’on prêtait à Jean-Luc Forget contre son ancien compagnon de route Jean-Luc Moudenc lorsqu’ils étaient chez les jeunes Chrétiens Démocrates Sociaux (composante centriste de la grande UDF). A l’extrême-droite, le Front National n’ayant pu compter ses forces, s’était retiré.
De fait, toutes les listes en présence avaient critiqué la liste de la majorité sortante de Moudenc.
Listes éconduites, reports escomptés.
A l’issue du second tour, Pierre Cohen a refusé lundi 10 mars les propositions de fusion de listes émises par Myriam Martin (LCR+Motivés) et François Simon (L’autre liste de Gauche, alternative et écologiste), toutes deux représentants plus de 10 % des voix, soit environ 14 000 voix.
Lundi soir, suite à une visite inespérée du Modem en la personne de l’ancien bâtonnier Jean-Luc Forget venu proposer une fusion de liste et la possibilité d’un grand rassemblement, Pierre Cohen réédite sa réponse au centre, comme il l’avait faite à l’extrême-gauche. On sait ce qu’il en advint. Jean-Luc Forget, face à une fin de non-recevoir de la part de Pierre Cohen, est allé voir un Jean-Luc Moudenc ravi d’avoir toujours laissé la porte ouverte à un grand rassemblement avec le Modem. Près de 10 personnes du Modem renforcent ainsi depuis le mardi 11 mars la liste « Toulouse Pour Tous » du maire sortant, patronnée par Dominique Baudis.
Que penser de ces refus ? Pierre Cohen tente de les justifier en invoquant la question de la cohérence du projet. Tout fusion en serait préjudiciable. Or Jean-Noël Guérini est parvenu à sceller un accord avec la liste du Modem emmenée par Jean-Luc Benhamias (ex-Vert).
En réalité, Pierre Cohen a retenu la leçon de l’échec de François Simon en 2001 qui, en s’alliant avec l’extrême gauche et les alternatifs tels que les Motivés, avait privé le PS d’une partie des voix des classes aisées du centre-ville et des proches faubourgs. Se gardant donc de reproduire le même scénario, Pierre Cohen a ainsi refusé la main tendue par les eux listes de la gauche sociale, ce d’autant plus que les détails des sondages démontrant que les catégories "professions libérales" et "cadres supérieurs" étaient nettement plus favorables à sa liste qu’à celle de centre-droit, une première dans l’histoire électorale toulousaine. Ceci peut s’expliquer par la stratégie de non-alliance avec l’extrême-gauche ainsi que le repoussoir que constitue le spectre de Nicolas Sarkozy qui plane sur les listes de droite, d’où la stratégie de diabolisation de la liste de Jean-Luc Moudenc afin de priver ce dernier de ses ressorts traditionnels.
La non alliance avec le Modem a été doublement tactique : elle permet de s’assurer des voix de l’extrême gauche (plus de 10%), sans décevoir celles du Modem en notant quelques « convergences » programmatiques et en diabolisant l’alliance du Modem avec la liste Moudenc. La stratégie qui consiste à courir toutes les voix sans aucune contrepartie institutionnelle peut-elle être fructueuse ? Il est une croyance que la partie des électeurs du Modem proche de la droite aurait voté Moudenc dès le 1er tour, les 5,9 % qui se sont portés sur Cohen seraient majoritairement de gauche et reviendraient naturellement à la liste Cohen. Ce calcul s’avèrera-t-il bon ?
Vers un climat tendu à gauche ?
Certains parmi les socialistes et leurs alliés en interne doivent regretter la non alliance avec François Simon et la liste LCR+Motivés tandis que d’autres s’interrogent réellement sur le fait de n’avoir pas saisi la chance historique que représentait la proposition d’un ancien UDF, Jean-Luc Forget, avec ses 5,9 % au 1er tour.
A l’annonce des refus de Pierre Cohen, Myriam Martin de la liste "Debout!" (LCR-Motivé-e-s, 5 % des voix) dénonçait ainsi une "la logique de perdant" et "un déni de démocratie qui n'augure rien de bon". Mais lucide, elle appelait à faire barrage à la droite. Concernant Pierre Cohen, elle ne mâche toutefois pas ses mots : « C'est catastrophique d'agir ainsi. S'il veut créer sa dynamique seul, à lui d'aller convaincre nos électeurs ». Dans ce contexte, la liste LCR-Motivé-e-s n’a toutefois pas émis de consigne de vote.
De son côté, François Simon (5,4 %) doit d’autant plus penser que la pilule est amère que la liste de Jean-Luc Forget a réussi à obtenir 8 places dans la liste de Jean-Luc Moudenc. Lui ne demandait l’intégration que de 6 membres de sa liste, puis de 4. « Le MoDem vient de passer un accord avec Jean-Luc Moudenc et, ô surprise, dans le respect total de la proportionnalité. C'est-à-dire que ce que nous demandons à une gauche qui se dit démocrate et citoyenne, et que nous n'obtenons pas, c'est la droite qui est en train de donner une leçon à la gauche », a-t-il lancé à la presse, dépité. Connaisseur des dossiers toulousains et homme de terrain, F. Simon ne fera plus partie de l’aventure municipale entre 2008 et 2014. P. Cohen lui avait pourtant proposé une place, mais pour lui seul, F. Simon déclina l’offre en soulignant : « Je ne suis pas un mercenaire ». Selon lui, « On est dans une image d'une gauche qui n'arrive pas à se rassembler alors que nous pourrions avoir une unité de la gauche et gagner tous ensemble. Actuellement, le positionnement du Parti socialiste risque de le faire perdre tout seul ». François Simon non plus n’a pas donné de consigne de vote : « Il est assez difficile d'appeler ouvertement à voter pour quelqu'un qui méprise quelque 14.000 électeurs ».
On a très peu entendu les maires de gauche des autres communes de banlieue. Or la réalité de la richesse du parti socialiste local réside dans le nombre notable de personnalités de l’importance de Pierre Cohen, et non des moindres : Alain Fillola à Balma, Claude Raynal à Tournefeuille, Bernard Sicard à Colomiers et surtout Bernard Keller à Blagnac (Parti Radical de Gauche) ou Gérard Bapt à L’Union. Quel regard portent-il quant à l’éventualité de retrouver leur camarade de Ramonville porter les couleurs de la ville-centre, au delà des déclarations convenues par temps de campagne ?
Que peut-il se passer ?
La stratégie bien pensée de Pierre Cohen de refus catégorique de fusion avec d’autres listes était censée lui apporter naturellement des voix des alternatifs de F. Simon, de l’extrême gauche LCR de Myriam Martin et des centristes de Modem. Y parviendra-t-il maintenant que les centristes sont présents en nombre chez Moudenc et que les deux listes à sa propre gauche refusent d’appeler à voter pour lui ? Quel sera le comportement des 10 % que ni F. Simon, ni M. Martin ne mobilisent pour P. Cohen ? Le vent du changement commence-t-il à souffler ?
En tous cas, la publication de 3 sondages cette semaine a été particulièrement instructive. Celui de l’IFOP, réalisé avant la fusion Modem-majorité municipale de Moudenc, donnait 53% pour Pierre Cohen et 47% pour Moudenc ; puis un sondage par CSA-Dexia pour Le Parisien après la fusion ne donnait plus que 51 %-49 % en faveur de la gauche tandis qu’un sondage TNS SOFRES-Logica pour Le Figaro prédisait un match nul 50%-50% pour les deux listes. Rien n’est joué : le 1er tour a fait apparaître environ 100 000 abstentionnistes…
23:50 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Toulouse, Modem, Moudenc, Forget, PS, UMP, ouverture
Toulouse municipales : focus sur le Modem.
Le Modem avait obtenu 5,9 % à l’issue du 1er tour dimanche dernier, soit moins que les 10 % nécessaires pour un maintien au 2nd tour. Cette semaine a été une véritable aventure pour la formation centriste…
De la porte fermée socialiste…
A la surprise générale, la tête de liste Jean-Luc Forget était allée voir le camp socialiste-communiste-vert représenté par Pierre Cohen afin de lui proposer une fusion de liste suite à un vote interne n’autorisant les négociations que dans un sens, avec la gauche. On connaît la suite : le Modem reçut une cinglante fin de non-recevoir lundi soir. La position la plus délicate revient certainement à Jean-Luc Forget qui a dû justifier du sauvetage du Modem face à l’impasse politique provoquée par le premier vote en question. Nouvellement soutenu par une majorité de colistiers, il a convoqué dans l’urgence un second vote amenant le parti à s’engager sur la voie de la négociation avec la liste de Jean-Luc Moudenc, celui là même qui avait répété à l’envi son ouverture totale à la liste du Modem dès de départ.
…à la liste ouverte de Moudenc.
Changement total d’accueil chez Jean-Luc Moudenc. Le maire sortant a largement ouvert sa liste et accepté toutes les exigences du Modem :
- au niveau organisationnel : 8 colistiers, 6 en position éligible dont 3 postes d’adjoints, sans compter la présence d’Elisabeth Husson-Barnier et de Michel Valdiguié qui avaient pris position dès le départ pour Moudenc.
- au niveau programmatique : la prise en compte des 3 thèmes de campagne du Modem, à savoir la démocratie de proximité, la grande concertation sur les transports et enfin le guichet unique pour les petites et moyennes entreprises.
Cependant, une minorité d’une dizaine de colistiers, emmenée par Charles Urgell, a soulevé la fronde en refusant tout accord avec la liste d’ "ouverture" de Moudenc, se réfugiant derrière le premier vote interne. Elle plaide à présent auprès de François Bayrou la cause d’une non-représentation du Modem. En vain. Ce dernier a en effet totalement avalisé le choix de son protégé local Forget de participer à la vie de la cité avec la liste Moudenc, qu’il connaît tout aussi bien.
Loin de cette petite agitation interne, Jean-Luc Forget et les nouveaux colistiers centristes ont participé à l’aventure de la grande réunion publique de rassemblement de l’entre-deux-tours, avec Jean-Luc Moudenc, ce jeudi 13 mars.
La question de la fusion dans les stratégies
Le maire de Toulouse a donc été très large concernant les demandes du Modem. Certes, son faible réservoir de voix lui empêchait tout impair. S’il n’est pas confortable de récupérer les « miettes » dont les autres (liste Cohen) ne veulent pas, Jean-Luc Moudenc a mis toute tentative de rapport de force dominant de côté. Le report de voix du Modem sera vital à la liste de "rassemblement" de Moudenc, mais créera-t-elle la synergie supplémentaire nécessaire afin d’attirer les abstentionnistes et franchir les 50 % ? Une partie de l’électorat sera-t-il perturbé par la résistance du petit groupe de colistiers Modem proches de la gauche qui ne suivent pas la fusion.
En face, Pierre Cohen pense avoir bien calculé : son rejet tactique du Modem vers la droite devait servir sa stratégie de politisation extrême du vote contre la liste de Moudenc :
- en mettant les électeurs centriste face au revirement de survie du Modem par Forget provoqué par la gauche afin de vider les voix et de compromettre l’avenir politique de la formation bayrouiste au niveau local.
- en concentrant toute la puissance de feu du PS, du PC et des Verts contre une liste diabolisée, de droite traitée de « dure », qui intègre un Modem valet de la droite. Or la liste de Moudenc était de facto ouverte. Et au lieu de se droitiser, elle semble au contraire reléguer mécaniquement l’espace vital de la liste Cohen plus loin encore du centre, donc à sa gauche, avec le risque d’apparaître comme sectaire, malgré les justifications socialistes de cohérence, de manière ex-post.
Plus fondamentalement, la difficulté du positionnement.
Ces querelles conjoncturelles du Modem démontre la difficulté pour une formation paralysée par le « ni-ni » affiché par son leader Bayrou, à transformer l’essai sur le terrain pratique. Peut-on apparaître « extrême » centriste quand la source principale de légitimité politique repose sur l’exercice de mandats politiques dans un cadre institutionnel qui favorise la bipolarisation ? On le voit jusqu’à Pau même, où malgré un niveau relativement très élevé, la liste de François Bayrou aura la victoire quasiment impossible, sans accord partisan.
Malgré la logique électoraliste favorisant l’ultra-criticisme du Modem pour le 1er tour, le parti s’est plié à la question fondamentale de sa survie : à quoi bon servir ses idées quand on ne compte plus ? Le Modem devait-il accepter la fatalité du sort peu enviable des listes de Myriam Martin (LCR+Motivés) ou de François Simon (L’Autre liste de gauche) relégué au rôle de simples "sacs" de voix dans lesquels le PS pense facilement piocher sans contrepartie ? Cette réalité de la politique s’avère particulièrement confirmée par les déclarations dépitées de François Simon à la presse : « Le MoDem vient de passer un accord avec Jean-Luc Moudenc et, ô surprise, dans le respect total de la proportionnalité. C'est-à-dire que ce que nous demandons à une gauche qui se dit démocrate et citoyenne, et que nous n'obtenons pas, c'est la droite qui est en train de donner une leçon à la gauche ».
Le Modem de Forget aura au moins réussi à franchir l’étape de la survie, là où François Simon et ses proches seront éjectés du conseil municipal par ceux-là même qu’ils avaient pour mission de représenter en 2001 et là où Myriam Martin, pour la LCR et les Motivés, échoue à obtenir représentation, même infime.
En attendant, la grande réunion d’hier (jeudi 13.03.2008) semble avoir transformé l’alliance Moudenc-Modem en véritable dynamique, Le Monde daté d’aujourd’hui notant même, amusé, une salle comble de 1 000 personnes contre 700 la veille pour le challenger socialiste (liste PS-PC-Verts). Faut-il y voir une prémonition pour le vote ? Les jeux sont plus que jamais ouverts.
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A lire : l’interview du jeune responsable départemental des Jeunes Modem 31, Etienne Durand-Raucher (22 ans, étudiant) par un blog au travail d’information remarquable sur les municipales à Toulouse [ cliquez-ici http://toulouse-municipales2008.over-blog.net/article-176... ]. Ses réponses ont le mérite d’une grande sincérité.
ARTICLE : Municipales Toulouse : la stratégie de la porte fermée
23:15 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Toulouse, Modem, Moudenc, Forget, PS, UMP, ouverture
Toulouse municipales : tout s’accélère
Une campagne qui s’emballe…
Lors d’un meeting public de la liste socialiste, sûr de lui, Magyd Cherfi (ex-Zebda et ex-Motivé, colistier de Cohen) déclare sans sourciller que la première adjointe sortante Françoise de Veyrinas (habituée des questions sociales depuis plus de vingt ans) « se rendait naguère au Mirail [NDLR : grand quartier sensible] en servant des sandwichs au jambon. À une population largement musulmane ». On doit imaginer l’étonnement de cette dernière face à l’amateurisme qu’on lui prête.
Lors de la même soirée, se sentant porté par les sondages et le mirage d’un énorme réservoir de voix qu’il juge acquis à sa personne (LCR, Motivés, Autre liste de François Simon et même voix du Modem), Pierre Cohen, de Ramonville-Saint-Agne, n’a pas hésité à remettre à sa place l’ancien maire de Toulouse Dominique Baudis à qui il se laisse à professer des leçons en politique et en tolosanité : « Depuis une semaine, on a ressorti l’icône usée : Dominique Baudis qui ne figure pas sur la liste mène la campagne, accorde des interviews, distille des conseils et profère des menaces. Il est parisien, mais il est en vacances dans notre ville. » (Discours prononcé le 12 mars 2008).
En face, on n’est pas en reste. Un article tout récemment publié par Eric Zemmour du Figaro, journaliste parisien dont on connaît les convictions, laisserait supposer que l’absence d’un maire socialiste à Toulouse ne serait pas un drame pour certains mammouths socialistes locaux selon la droite [ cliquez ici ]. « De l'autre côté, Pierre Cohen exalte le rassemblement de la gauche, même s'il ne l'a pas réalisé. Les présidents PS des conseils général et régional, Pierre Izard et Martin Malvy, sont activement sur le pont. Mais la droite locale ne les attaque guère. Moudenc et les siens sont en effet convaincus que les présidents des exécutifs ne veulent pas, et n'ont jamais voulu, d'un maire socialiste à Toulouse qui leur ferait de l'ombre. ». En temps ordinaire, ce genre de propos – apparemment courants – ne quitte pas les cercles feutrés de la politique locale.
En outre, le camp de Moudenc joue aussi sa partition. Pierre Cohen pensait avoir bien affûté ses arguments choc en poussant volontairement la liste Modem dans les bras de Jean-Luc Moudenc. Ainsi en feignant de prendre le Modem sur le fait accompli d’une alliance avec la liste sortante et en jouant la complainte de la victime diabolisant un jeu jugé « politicien » des Modemistes, il escomptait asséner le coup de grâce afin de vider la formation bayrouiste de ses voix. Or contre toute attente, ce schéma argumentaire s’est à demi écroulé : Pierre Cohen n’avait à l’évidence pas prévu que ses adversaires UMP-NouveauCentre-Modem inverseraient le sens des attaques en maintenant une croisade générale contre la hausse des impôts (+60 % d’impôts) prêtée à sa propre liste socialiste, exactement de la même manière que son camp avait tenté de piéger Jean-Luc Moudenc avec la campagne contre la politique budgétaire laissée par Dominique Baudis qu’ils avaient traité de « dogme » (de la dette zéro). Dans ce contexte nouveau, et avec une défense inaudible, Pierre Cohen aurait refusé de participer aux deux derniers débats de campagne selon un billet [ cliquez ici ] de l’Atelier des Professionnels Réformateurs de Haute-Garonne daté de ce jeudi 13 mars (libéraux de l’UMP), l’un des rares blogs toulousains à attirer une foule de commentaires d’internautes, ici de droite.
Le resserrement des sondages
Deux nouveaux sondages sont publiés aujourd’hui après la fusion des listes.
Le premier, mené par CSA pour le quotidien Le Parisien entre le 11 et le 12 mars, attribue une très courte victoire de Pierre Cohen à 51 % contre son rival Jean-Luc Moudenc (échantillon de 801 personnes de 18 ans et plus, représentative du corps électoral). A noter que l’annonce de la fusion a été opérée le 11 mars. A cette date, la population n’avait peut-être pas pris la mesure de cet événement.
Le second sondage, réalisé les 12 et 13 mars et donc plus récents d’ d’un jour, par TNS-SOFRES/Logica pour Le Figaro donne 50 %-50 % à chacune des forces en présence (échantillon de 700 personnes de 18 ans et plus, représentative du corps électoral), ce qui ne permettra pas de faire baisser l’attention en cette fin de semaine.
En attendant, le charmant journal de campagne du site internet de Pierre Cohen, au ton très personnel et rempli de réflexions personnelles très humaines, s’est arrêté le 20 février dernier… Un problème de positionnement du personnage ?
Est-ce un signe ?
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Autres articles sur les municipales à Toulouse [ cliquez ici ]
13:00 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, toulouse, politique, Moudenc, Cohen, sondages, modem
jeudi, 13 mars 2008
Municipales Toulouse : le sondage mort né ?
Un sondage à paraître aujourd'hui donne la liste Moudenc battue. L'enquête a été menée dans un contexte qui a depuis connu de nombreux rebondissements et s'avère donc dépassé.
La liste "Toulouse pour tous" de Jean-Luc Moudenc serait battue...
Un intéressant sondage IFOP/Fiducial pour Paris Match à paraître ce jeudi 13 mars 2008 donne la victoire à la liste de la gauche (des partis) représentée par Pierre Cohen par 53 % contre 47 % pour le maire sortant centriste (apparenté UMP) Jean-Luc Moudenc. Ces résultats rejoignent les deux derniers sondages publiés le 6 mars, avant le 1er tour, et prévoyant la victoire à Pierre Cohen par 52 ou 53 % au 2nd tour. L'enquête à paraître ce jeudi a été réalisée au lendemain de scrutin de dimanche dernier, les 10 et 11 mars 2008. L'échantillon concerne 602 personnes contactées par téléphone, représentatif de la population de Toulouse âgée de 18 ans et plus, et inscrite sur les listes électorales.
Un sondage réalisé avant les bouleversements de l'entre-deux-tours.
Depuis le moment de recueil des réponses du sondage, une série d'événements susceptibles de perturber notablement le rapport de force issu de cette enquête a eu lieu.
D'une part, Pierre Cohen, se pensant en droit de bénéficier du report automatique des voix de la liste d'extrême gauche de Myriam Martin ainsi que celle, alternative, de l'Autre liste de gauche de François Simon, n'a finalement pas jugé utile une grande liste d'union de la gauche et de la gauche sociale.
D'autre part, le MODEM, n'ayant pas trouvé d'écho plus favorable à sa proposition de fusion avec les socialistes, a finalement rejoint la liste du maire sortant Jean-Luc Moudenc dans laquelle seront présents 8 nouveaux membre du MODEM, à rajouter aux 2 autres membres ayant déjà présent la liste dès le 1er tour.

Interrogations au Modem et divisions à gauche.
Contre toute attente, Jean-Luc Forget (ex-UDF) était d'abord allé étudier une alliance du Modem avec les socialistes. En vain. Or à présent, une dizaine de colistiers de Jean-Luc Forget, n'étant clairement disposés qu'à la négociation avec la liste socialiste (votée en interne), n'ont pas accepté le grand rassemblement centriste sur la liste Moudenc.
Bien plus cinglant, le refus de fusion du PS avec les deux autres listes de gauche a immédiatement provoqué la colère de Myriam Martin (tête de liste LCR et Motivés) qui n'a pas mâché ses mots et, si elle a appellé à demi-mot à battre la droite, elle n'a pas donné de consigne de vote. De son côté, François Simon, dépité et écoeuré, n'a pas manqué de critiquer vertement la liste socialiste de Pierre Cohen qui comptait sur une éventuelle faiblesse de sa part face à la proposition de l'intégrer seul dans la liste PS-PC-Vert, sans d'autres colistiers de sa propre liste. François Simon a balayé d'un revers de main cette tentative de division et désolidarisation : « Je ne suis pas un mercenaire et je n’accepterai pas ces méthodes de débauchage à la Sarko. Si ce n’est pas du mépris ça y ressemble ». Il ne donne pas non plus de recommandation de vote pour le 2nd tour.Quel sera le nouveau rapport de force dimanche prochain ?
Y aura-t-il un nouveau sondage d'ici là ?
ARTICLE : Municipales Toulouse : la stratégie de la porte fermée
14:45 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, Toulouse, politique, Moudenc, Cohen, Forget, ouverture
mercredi, 20 février 2008
Philippe Douste-Blazy nommé à l’ONU
Philippe Douste-Blazy se taille un poste de tout premier plan, nommé Conseiller Spécial aux Nations-Unies à New York.
Alors que d’aucuns le disaient politiquement mort à Toulouse, et ne faisant pas partie du gouvernement Fillon, l’actuel Président de la Communauté d’Agglomération de Toulouse, ex-maire éphémère de la ville et ex-ministre, réussit à rebondir de manière assez spectaculaire, à New York même.
Ce mardi 19 février 2008, il a été nommé Conseiller spécial aux financements innovants à l’ONU.
Si Philippe Douste-Blazy s’est fait connaître de la scène internationale lors de son passage délicat au Quai d’Orsay sous le gouvernement Villepin, il doit en grande partie son entrée à l’ONU à sa nomination à la tête d’UNITAID, émanation des Nations Unies basée à Genève auprès de l’Organisation mondiale de la Santé qui achète les médicaments pour traiter le SIDA, la tuberculose ou encore la malaria dans les pays pauvres. Cette organisation dont il est à l’origine se finance grâce à des sources « innovantes » comme la taxe sur les billets d’avion, initiative chère à l’ancien Président Jacques Chirac.
Philippe Douste-Blazy devrait rester à la tête de la Présidence de l’Association du Cancéropôle de Toulouse dont il est à l’origine et dont il entend favoriser le développement international. En revanche, il quittera certainement son poste de Conseiller auprès du Président de la République Nicolas Sarkozy.
Son salaire sera d’un euro symbolique par an tandis qu’il aura rang de Secrétaire Général adjoint à l’ONU, soit le 2nd rang le plus important après celui de Secrétaire général de l’ONU, actuellement occupé par le Sud-Coréen Ban Ki-moon.
Source officielle : http://www.un.org/News/fr-press/docs/2008/SGA1119.doc.htm
Article francophone : http://www.lefigaro.fr/international/2008/02/20/01003-200...
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L’avis de Courrier-Sud Toulouse :
Aimant surcharger son agenda, Philippe Douste-Blazy devait se sentir peu occupé malgré sa récente élection à la tête de l’Association du Cancéropôle de Toulouse et son activité de conseiller auprès de Nicolas Sarkozy. PDB parvient à trouver dans les contraintes de la topologie politique locale et nationale une manière de rebondir « par le haut ». Décrit comme offrant très peu d’adhérence personnelle aux critiques les plus acides et manifestant un entregent particulièrement poussé, Philippe Douste Blazy envisage un nouveau tournant dans sa carrière, s’offrant une seconde jeunesse. Son poste à l’ONU sera à la croisée de ses derniers portefeuilles : la santé et la mondialisation.Au niveau de Toulouse, cet événement confirme son éloignement de Toulouse, à l’heure où son successeur Jean-Luc Moudenc au Capitole tente de conserver la mairie à droite et son prédécesseur Dominique Baudis ambitionne d’être Sénateur représentant de la Haute-Garonne.
Une question demeure : quelle place pourra-t-il accorder au Cancéropôle ?
Est-ce que ce dernier pourra se développer au delà des objectifs fixés en 2002 (ITAV, Pierre Fabre, SANOFI-Aventis, Clinique Universitaire du Cancer…) ?
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Traduction de 2 articles anglo-saxons : Reuters et Earthtimes.org
L’ONU embauche un ancien ministre français pour diriger la lutte contre la pauvreté
NATIONS UNIES, le 19 février 2008. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a nommé l’ancien ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, ce mardi, au poste de conseiller spécial sur la question du financement non-gouvernemental dans le cadre de la lutte contre la pauvreté par l’ONU.Les Objectifs du millénaire pour le développement visent à diviser par deux la pauvreté dans le monde en 2015 mais l’organisation mondiale estime que l’aide de développement des gouvernements n’est pas suffisante afin de les atteindre et la plupart des résultats sont en retard sur le programme fixé.Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères de 2005 à 2007, est spécialisé dans les financements alternatifs après avoir été nommé l’année dernière à la tête d’UNITAID, une organisation hébergée par l’Organisation mondiale de la Santé pour acheter les médicaments pour traiter le VIH/SIDA, la tuberculose et la malaria dans les pays pauvres. Son financement se fait principalement par le prélèvement sur les billets d’avion.
« Nous voulons organiser petit à petit un mouvement citoyen mondial, avec des citoyens, avec des compagnies privées, en plus des Etats, pour mettre en place des financements innovants », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse après l’annonce de sa nomination.
Il a aussi affirmé qu’il organiserait une conférence mondiale sur cette question en 2009. Les fonctionnaires de l’ONU ont affirmé que cette conférence se pencherait sur le financement du développement par des individus, des autorités locales, des fondations, des organisations non-gouvernementales, des structures de foi et des entreprises.
Douste-Blazy a affirmé que l’une de ses priorités serait la « traçabilité » de l’argent – s’assurant que les donateurs puissent savoir où vont leurs fonds.
Philippe Douste-Blazy (55 ans) à été formé en médecine avant d’entrer en politique. Il aura le titre onusien de Conseiller Spécial aux Financements Innovants pour le Développement avec le rang de sous-secrétaire général et un salaire nominal de 1 dollar par an (compte-rendu par Patrick Worsnip)
http://africa.reuters.com/wire/news/usnN19469210.html
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sur Earthtimes.org :
Un ancien officiel français prend le poste pour la lutte contre la pauvreté
L’ancien ministre Philippe Douste-Blazy a débuté son nouveau travail mardi en tant que conseiller spécial afin de lever des financements pour le développement, visant à réduire la pauvreté dans le monde. Ancien ministre des Affaires étrangères de 2005 à 2007, Philippe Douste-Blazy est connu pour avoir lancé des programmes de financement alternatifs pour traiter le VIH/SIDA, la tuberculose et la malaria. L’année dernière, il prît la tête d’une structure des Nations Unies chargée d’acheter des médicaments pour lutter contre le VIH/SIDA et hébergé par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Genève.
Il a été nommé par le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour un salaire d’un dollar par an, afin d’accélérer les efforts visant à diminuer de moitié la pauvreté dans le monde en 2015, but figurant parmi les Objectifs de développement du millénaire portés en 2000 par l’ONU dont l’idée est de traiter les questions non réglées telles que le VIH/SIDA, la mortalité infantile et maternelle, l’éducation et la pauvreté.
Lors une conférence de presse, Philippe Douste-Blazy a déclaré qu’il souhaitait l’organisation d’une conférence internationale en 2009 pour cibler le financement d’un développement qui impliquerait tous les niveaux de la société.
http://www.earthtimes.org/articles/show/186925,former-fre...
03:25 Publié dans 2. Toulouse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Douste-Blazy, Toulouse, ONU, UNITAID, Cancéropole, Grand Toulouse, politique
jeudi, 14 février 2008
Municipales Toulouse : match Moudenc-Cohen sur France Infos 14 février 2008 à 19h

France Infos organise ce jeudi 14 février 2008 une édition spéciale sur Toulouse.
FACE à FACE à 19h
diffusion en direct :
Jean-Luc Moudenc (centriste apparenté UMP) & Pierre Cohen (PS).
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Contexte : ragaillardi par les résultats locaux de Ségolène Royal aux présidentielles (plus de 57 %), de l'élection de 8 députés haut-garonnais sur les 8 que compte de département et d'un sondage Le Figaro donnant Pierre Cohen élu à 52 % au second tour, le parti socialiste espère rafler le Capitole qui lui échappe depuis 36 ans.
A droite, le maire sortant Jean-Luc Moudenc, à la tête d'une liste fortement renouvelée (à plus de 56 %) et ouverte pour moitié à des personnalités de la société civile, de la gauche et du centre, espère continuer le travail effectué depuis 3 ans.
La situation donnée dans le dernier sondage est-il un tournant dans les sondages ou est-il juste un écart statistique comme un autre dans la campagne ?
Ce duel permettra sera pour chacun l'occasion de ne pas perdre de terrain face à l'adversaire.
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L'avis de Courrier Sud Toulouse :
INCONVENIENT : la dichotomie politique imposée entre deux personnes, excluant les autres candidats.
AVANTAGE : un dynamisme plus grand dans les échanges qui gagnent en rapidité et en authenticité. Ce format empêche que certains candidats ne s'appuyent trop sur des fiches (Cf. débat à l'IEP de Toulouse entre Jean-Luc Moudenc, Jean-Luc Forget et Pierre Cohen).
03:45 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : municipale, Moudenc, Cohen, politique, Toulouse, débat, France Info
dimanche, 03 février 2008
Toulouse municipales : vitrine en mille morceaux à la permanence de J-L Moudenc
Vingt-quatre heures après le premier débat des municipales, le local du candidat maire sortant Jean-Luc Moudenc a été l'objet d'un jet de pavé contre la vitrine ce samedi 2 février vers 15h30.
L'auteur de l'acte n'a pas été retrouvé.
Le local de campagne du maire sortant se situe 1 rue d'Austerlitz, entre le marché Victor Hugo et la Place Wilson.
06:50 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Moudenc, local, vandalisme, municipales, toulouse, politique
Toulouse : dernier jour des "Portes Ouvertes" au Museum d'histoire naturelle
C'est aujourd'hui le dernier jour de la semaine "Portes Ouvertes" du Museum d'histoire naturelle de Toulouse.
Après 10 ans de fermeture, l'inauguration du Museum [cliquez ici] a provoqué la cohue le week-end dernier et le nombre de visites semble avoir été particulièrement important, même en semaine. La fréquentation devrait dépasser les 40 000 visiteurs soit l'équivalent de plus du tiers de la fréquentation annuelle des plus grands musées de Toulouse (Musée des Augustins ou Musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs), en l'espace de cette semaine de 9 jours de portes ouvertes.
Au vu de l'affluence des visiteurs, le Museum prolonge ses horaires d'ouverture jusqu'à 20 heures au lieu de 18 heures ce week-end.
A partir de lundi, la tarification prévue sera appliquée : 7 € en plein tarif, 5 € en tarif réduit. Un même ticket donnant accès à deux sites :
- le Museum des Allées Jules Guesde (site historique) ;
- les Potagers du Monde au coeur du site écologique du Parc de la Maourine dans le nouveau quartier de Borderouge.
Pour plus d'information : nombreux commentaires des visiteurs ; site général
06:05 Publié dans 2. Toulouse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : museum, histoire naturelle, toulouse, culture, grand projet, fréquentation, succès
jeudi, 31 janvier 2008
Municipales Toulouse : fin de suspense pour la liste Moudenc
1. Jean-Luc MOUDENC, 47 ans, Maire de Toulouse
2. MENDEZ Marie-Françoise, 51 ans, Chef d'entreprise, ancienne vice présidente de la région Midi-Pyrénées chargée du développement durable, écologiste
3. RAYNAL Christian, 60 ans, Directeur d'établissement d'enseignement scolaire, UMP gaulliste
4. BAUDIS Florence, 37 ans, Chargée de communication, conseillère régionale
5. BOUSCATEL René, 61 ans, Avocat, ancien bâtonnier, président du Stade Toulousain Rugby
6. BENAYOUN NAKACHE Yvette, 61 ans, Infirmière, ancienne députée, conseillère régionale, socialiste
7. DIDIER Serge, 56 ans, Avocat, conseiller régional, Nouveau Centre
8. DE VEYRINAS Françoise, 64 ans, Ancien ministre, ancien parlementaire, présidente des Missions Locales, UMP centriste
9. CHOLLET François, 51 ans, Professeur de neurologie, président de l'AFSSAPS, président délégué du Grand Toulouse, UMP centriste
10. HUSSON BARNIER Elisabeth, 47 ans, Ancien personnel navigant d'une compagnie aérienne, responsable MODEM31
11. GELY Robert, 70 ans, Ancien cadre commercial, socialiste
12. DAMIN Danièle, 64 ans, Enseignante, ancienne députée, conseillère régionale, UMP gaulliste
13. ATSARIAS Roger, 62 ans, Cadre à La Poste, UMP gaulliste
14. DEQUE Marie, 58 ans, Ancienne responsable de communication, UMP centriste
15. LAHIANI Djillali, 47 ans, Chef d'entreprise
16. DOUNOT-Sobraquès Chantal, 63 ans, Maître de conférences à l'université, UMP gaulliste
17. LATTES Jean-Michel, 47 ans, Maître de conférences à l'université, UMP gaulliste
18. TOUTUT Elisabeth, 53 ans, Directrice de l'hôpital des enfants et de la maternité Paule de Viguier
19. VALDIGUIE Michel, 66 ans, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes, conseiller régional, MODEM
20. VASSAL Geneviève, 71 ans, Ancienne présidente d'association
21. CUZACQ Laurent, 36 ans, Cadre commercial, Nouveau Centre
22. MICOULEAU Brigitte, 56 ans, Assistante dans une PME, UMP sociale libérale
23. OUSTRIC Stéphane, 41 ans, Médecin généraliste, président du conseil régional de l'ordre des médecins
24. CARSALADE GAMBLIN Marie Thérèse, 65 ans, Ancienne éditrice, Nouveau Centre
25. BOLZAN Jean-Jacques, 43 ans, Délégué médical, UMP centriste
26. LE DIGABEL Marie-Hélène, 66 ans, Retraitée, UMP
27. PALOUDIER Gérard, 66 ans, Doyen de la faculté de chirurgie dentaire à l'Université Paul Sabatier, ancien conseiller général, socialiste
28. GAY Catherine, 51 ans, Directrice développement et stratégie de l'aéroport Toulouse-Blagnac, présidente d'association
29. SERP Bertrand, 42 ans, Cadre commercial, UMP gaulliste
30. SUSSET Martine, 55 ans, Déléguée régionale de CAP 21, MODEM
31. PELOUS Fabien, 34 ans, Joueur international de rugby, capitaine du Stade Toulousain
32. MAYEUX BOUCHARD Marie-Hélène, 61 ans, Enseignante, UMP gaulliste
33. BROCHET Henri, 62 ans, Vice président d'une société du secteur aéronautique et spatial, directeur du site de Toulouse
34. ABDULLAH Aminna, 48 ans, Militante associative engagée pour la lutte contre les discriminations à l'encontre des handicapés
35. DUFETELLE Philippe, 54 ans, Médecin généraliste, militant associatif, Génération Ecologie
36. ALET RICARD Marie-Ange, 54 ans, Inspecteur des impôts, UMP libérale
37. WEISSENBACHER Guy, 57 ans, Directeur adjoint d'une société aéronautique
38. DU PUY MONTBRUN Chrystel, 61 ans, Chef d'entreprise, ancienne présidente de la CGPME 31, conseillère régionale
39. RAOUST Christian, 55 ans, Cadre dans un bureau d'études
40. CHAUMETTE Marie-Pierre, 53 ans, Rapatriée, professeur de lettres, présidente d'association, Mouvement Pour la France
41. MURGIA Arnaud, 23 ans, Etudiant, Parti Radical Valoisien
42. ARRIBAGE Laurence, 37 ans, Mère de famille
43. SENTOUS Thierry, 46 ans, Journaliste
44. SUDRE Marie-Claude, 62 ans, Directrice de communication, UMP radicale
45. ARSAC Olivier, 38 ans, Enseignant, Debout La République
46. CHERIF Souad, 35 ans, Mère de famille
47. HEMOUS Jean-Didier, 56 ans, Dentiste, militant associatif
48. LAIGNEAU Annette, 59 ans, Ingénieur DDE, UMP libérale
49. GOUSTY Jacques, 59 ans, Pré-retraité de l'aéronautique, UMP gaulliste
50. DANEN Marie-Claire, 56 ans, Infirmière, UMP Forum des Républicains Sociaux
51. ATLAN Davy, 47 ans, Ingénieur commercial
52. MASSAT Laurence, 31 ans, Collaboratrice de cabinet, UMP
53. BAUDU Aurélien, 27 ans, Etudiant, enseignant-chercheur
54. ESCOULAN Christine, 49 ans, Commerçante, présidente d'association
55. DE LA FARGE Bertrand, 67 ans, Retraité, militant associatif engagé pour l'Occitanie
56. ERMET Aude, 42 ans, Chargée de mission, UMP
57. GOURDOU Jean-François, 65 ans, Chirurgien retraité, président de l'Académie du Languedoc
58. MEYZEN Marianne, 44 ans, Parti Radical Valoisien
59. VIALA Thierry, 42 ans, Avocat associé, président d'association, Nouveau Centre
60. DUPRAT-ROBINI Dominique, 45 ans, Assistante commerciale aéronautique, MODEM
61. LASSERRE Régis, 63 ans, Retraité, CPNT
62. HERZI Sofia, 45 ans, Médecin généraliste
63. DIOP Cheikh, 33 ans, Ingénieur aéronautique
64. PARTAS Mireille - CNI
65. NOGUES Jean-Lionel, 23 ans, Etudiant, UMP
66. DELMOND Ghislaine, 58 ans, Présidente d'une association de rapatriés
67. à déterminer
68. LAMBERT Simone, 86 ans, Retraitée
69. TRILLOU Alexandre, 25 ans, Ingénieur aéronautique, Nouveau Centre
Listes concurrentes : Pierre Cohen et Jean-Luc Forget
17:15 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Moudenc, liste, municipales, Toulouse, ouverture, politique
Municipales Toulouse : la liste MODEM à Toulouse
Dans une ville avec une forte tradition de centre-droit (en parallèle à ses attaches socialistes), le candidat de François Bayrou est loin de disposer des 20 % de voix qui s’étaient portées vers ce dernier lors des dernières présidentielles.
Pour l’heure, avec seulement 5% des intentions de vote au premier tour des municipales créditées par le dernier sondage BVA pour La Dépêche du Midi [cliquez ici], Jean-Luc Forget se rassure en faisant remarquer qu’il part avec une marge de progression considérable. En effet, pas même 1 interrogé sur 4 ne connaîtrait l’existence du candidat MODEM contre 90 % pour le Maire sortant Jean-Luc Moudenc et déjà 73 % pour le Maire socialiste de Ramonville Pierre Cohen.
Son but ? Figurer au 2nd tour, et donc dépasser les 10 % des suffrages exprimés. Il lui faudra tous ses talents d’avocat pour déjouer les pronostics actuels. Et il y croit, répétant comme François Bayrou : « Entre la bataille de la droite et de la gauche il y a un espace de rassemblement ouvert par cette liste ».
La phrase : « On ne fait pas l'élection avant que les électeurs se soient prononcés »La cible : L’équipe sortante
La liste qu’il faudrait talonner : Liste Cohen
Les défections :
- Elisabeth HUSSON-BARNIER, responsable du MODEM en Haute-Garonne
- Michel VALDIGUIE, conseiller municipal sortant, position de solidarité avec le maire sortant depuis le départ
- Martine SUSSET, déléguée régionale de Cap21, partenaire du MODEM
- Liste dissidente « 100% pour Toulouse » d'André GALLEGO et ceux qui n’ont pas accepté l’absence d’organisation de vote des militants pour la liste Modem.
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L’analyse de Courrier Sud Toulouse :
Plus que le candidat du PS qui a comblé une grande partie de son déficit de notoriété, Jean-Luc Forget est celui qui a le plus à gagner d’une présence médiatique. Son assurance et ses « déformations » professionnelles peuvent lui permettre de se bâtir une notoriété plus grande et d’axer sa campagne sur une dimension plus individuelle. Mais 5 semaines suffiront-elles à le faire largement connaître ?
Des obstacles particuliers :
- un départ tardif dans la campagne
- le terrain de la légitimité de l’opposition au maire sortant a été occupé par la gauche institutionnelle unie grâce à deux mois de vide médiatique.
- surtout la guerre médiatique prévisible :
o l’actuelle entrée en campagne du maire sortant qui a tout devant lui, et de sa liste « Toulouse pour Tous » soutenue par Dominique Baudis.
o Le besoin actuel du PS de résister à l’arrivée du maire dans l’arène médiatique et la nécessité de trouver un nouveau rythme afin d'éviter et reflux et saturation (composition de la liste et grandes lignes programmatiques connues depuis un certain temps, début des griefs dès décembre…).
Une solution possible :
Concilier médiatisation et valorisation au détriment des autres candidats en organisant un débat contre Pierre Cohen, puis contre Jean-Luc Moudenc. S’il maîtrise ses dossiers et si son programme apparaît comme cohérent, il a tout à y gagner.
04:35 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Forget, Modem, liste, politique, toulouse, municipales, Moudenc
mercredi, 30 janvier 2008
municipales toulouse : la liste MODEM selon Jean-Luc Forget
L'avocat Jean-Luc Forget qui porte les couleurs du MODEM a présenté sa liste mardi 29 janvier 2008.
1. Jean-Luc FORGET, 49 ans, avocat, quartier Pont des Demoiselles
2. Patricia ROSENTHAL, 57 ans, pharmacienne biologiste, quartier Arnaud Bernard
3. Jean-Luc LAGLEIZE, 49 ans, gérant de société de conseil financier, quartier Fontaine Lestang
4. Malika ARADJ, 49 ans, fonctionnaire territoriale, quartier Lardenne
5. Charles-Henri URGELL, 43 ans, directeur d’association, quartier Rangueil
6. Jacqueline LACH-ANDREA, 66 ans, retraitée, quartier le Busca
7. Etienne DURAND-RAUCHER, 22 ans, étudiant, quartier Esquirol
8. Emilie MAILLE, 28 ans, conseillère pédagogique, quartier L’Ormeau
9. Jean-Pascal PEYRET, 53 ans, chef d’entreprise, quartier Compans Caffarelli
10. France PERRIS-MONRIBOT, 56 ans, assistante de direction en recherche d’emploi, quartier Barrière de Paris
11. Rémi COURTIAL, 35 ans, ingénieur projet EDF, quartier Pont des Demoiselles
12. Hélène MELLAERTS, 50 ans, artiste peintre, quartier La Terrasse
13. Moustapha THIAM, 44 ans, juriste, quartier La Cépière
14. Aline KENEDI, 58 ans, consultante en management, quartier Saint-Cyprien
15. Jean-Marie PAILLER, 64 ans, historien universitaire, quartier Chalets Roquelaine
16. Laetitia VILLAIN, 26 ans, juriste d’entreprise, quartier Saint-Cyprien
17. Frédéric COLOMAR, 61 ans, professeur de sciences économiques et sociales, quartier Bonhoure
18. Elisabeth PROVOST, 57 ans, formatrice coach libérale, quartier Minimes
19. Khalid OUALLA, 21 ans, étudiant, quartier Bellefontaine
20. Maryse THOUEILLES, 64 ans, assistante sociale, quartier Côte Pavée
21. Xavier MARTINI, 28 ans, doctorant en agronomie, quartier Ancely
22. Véronie SORIANO, 44 ans, cadre supérieur Airbus, quartier Purpan
23. Vincent HONTANS, 35 ans, cadre commerce international, quartier Lardenne
24. Dany ASNA, 49 ans, secrétaire d’intendance scolaire et universitaire, quartier Soupetard
25. Jean-Marc MARTY, 38 ans, consultant en urbanisme territorial, quartier Saint-Sernin
26. Anne-Marie DUCHATELLE, 60 ans, infirmière de bloc opératoire retraitée, quartier Château de l’Hers
27. Uche OKONGWU, 49 ans, enseignant chercheur à l’Ecole Supérieure de Commerce, quartier Minimes
28. Julie RICHARD, 25 ans, contrôleur financier, quartier Amidonniers
29. Jacques DELMAS, 44 ans, technicien agricole, quartier Saint-Aubin
30. Sylvie DORLEAC, 36 ans, professeur d’écucation physique, quartier Pont-Jumeaux
31. Guy SENTENAC, 61 ans, cadre à la Caisse des Dépôts retraité, quartier Minimes
32. Agnès FORESTIER, 52 ans, cadre Airbus, quartier Ancely
33. David CODECCO, 28 ans, ingénieur commercial, quartier Jean-Jaurès
34. Marie-Agnès ESPA, 32 ans, sociologue chargée d’étude, quartier Sept Deniers
35. Marcel BARLAM, 46 ans, conducteur de travaux pensionné, quartier Rangueil
36. Brigitte SOUYRIS, 51 ans, infirmière en maison de retraite, quartier Soupetard
37. Olivier CHARLES, 29 ans, informaticien, quartier Purpan
38. Janis DAMOISON, 25 ans, gérante courtage financier, quartier Le Busca
39. Romuald FAVREAU, 28 ans, chef d’entreprise outillage aéronautique, quartier Minimes
40. Florence GRAMOND, 48 ans, directrice marketing, quartier Lardenne
41. Jérôme BARAT, 35 ans, agent d’accueil tourisme, quartier Saint-Etienne
42. Anne BUGNICOURT LEYGONIE, 57 ans, professeur des écoles retraitée, quartier Sauzelong
43. Jérémy BOUSQUET, 32 ans, enseignant en économie, quartier Belfort
44. Gisèle MARQUES, 45 ans, directrice régionale d’une société d’intérim, quartier Les Izards
45. Fabien HAAS, 25 ans, ingénieur écologue, quartier Capitole
46. Christiane BOUTEILLE, 61 ans, conseillère principale d’éducation retraitée, quartier Compans-Cafarelli
47. Michel DIGNE, 67 ans, retraité, quartier Minimes
48. Françoise CABANNE-BALFET, 61 ans, assistante de direction retraitée, quartier Jean-Jaurès
49. Sidali BELKACEM, 33 ans, agent commercial, quartier Mirail
50. Christine VALES, 46 ans, huissier de justice, quartier Capitole
51. Sébastien BARJOU, 38 ans, ingénieur aéronautique, quartier Pourvourville
52. Aurore PETIT, 23 ans, étudiante, quartier Esquirol
53. Sébastien NEFFAH, 27 ans, directeur d’une CPAM, quartier La Terrasse
54. Marie-Armelh BORIES, 49 ans, ingénieur, quartier Limayrac
55. Pierre SOUBIAS, 44 ans, enseignant chercheur universitaire, quartier Fontaine-Lestang
56. Gaëlle SOBEL, 23 ans, étudiante, quartier Les Carmes
57. Alain KRAUSZ, 69 ans, retraité, quartier Saint-Georges
58. Michelle RIBES, 64 ans, professeur d’histoire géographie, quartier Amidonniers
59. Arnaud SAULIERE, 36 ans, policier municipal, quartier Château de l’Hers
60. Laure PINGUET, 19 ans, étudiante, quartier Jean Jaurès
61. Mathieu MANGON, 33 ans, notaire assistant, quartier Bourse
62. Régine CABOT, 65 ans, formatrice maître de conférence en lycée agricole, quartier Lardenne
63. Fadi KARKOUR, 32 ans, avocat, quartier Dupuy
64. Christine HARRIS, 52 ans, médecin généraliste, quartier La Fourguette
65. Steve MOREAU, 43 ans, professeur d’anglais, quartier Arnaud Bernard
66. Patricia GUILLET, 54 ans, guide conférencier, quartier Bonnefoy
67. Alain GRAVIL, 31 ans, responsable logistique, quartier Minimes
68. Annie BAILLET-LANDOT, 58 ans, assistante de direction, quartier Minimes
69. Alain DELOUBES, 63 ans, directeur honoraire SNCF, quartier Limayrac
23:05 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liste, Forget, municipales, Toulouse
mardi, 29 janvier 2008
Municipales Toulouse : le sondage qui donne 50/50.
50 % pour Moudenc, 50 % pour Cohen. C’est le résultat du 2nd tour municipales s’il avait eu lieu entre le 21 et le 23 janvier 2008 selon un sondage de l’institut BVA pour le quotidien La Dépêche du Midi. Principal enseignement : la ville rose n’a pas encore choisi le nom de son futur premier magistrat.
Un phénomène de « vote utile » dès le 1er tour
Les résultats du 1er tour montrent une très forte bipolarisation des votes par les deux principaux candidats. Le maire sortant de Toulouse Jean-Luc Moudenc (centriste soutenu par l’UMP, les radicaux valoisiens, le Nouveau centre) et l’actuel député-maire de Ramonville Pierre Cohen (liste de la gauche parlementaire) concentreraient sur leur nom 82 % des votes.
Très loin derrière, les listes de François Simon (L’autre liste de gauche, écologiste, alternative et associative), ex-tête de liste de gauche en 2001, et de l’avocat Jean-Luc Forget (MODEM) ne recueilleraient que 5 % tandis que la liste LCR et celle du Front National ne dépasseraient pas les 4 %. Toute liste désireuse de fusionner au 2nd tour doit atteindre la barre des 5 % de votes exprimés au 1er tour.
Une élection particulièrement ouverte
Pour Jean-Luc Moudenc, le résultat peut s’avérer décevant dans le mesure où il sous-performe les résultats que le centre-droit connaît depuis plusieurs décennies dans la ville rose. Crédité d’une très forte notoriété (90 %) et d’une bonne image (64 % d’opinions positives contre seulement 26 % négatives), Jean-Luc Moudenc, à 47 ans, a réussi à justifier son existence politique vis-à-vis de l’ombre permanente de ses prédécesseurs. Au contraire d’un Philippe Douste-Blazy peu apprécié, Jean-Luc Moudenc s’est construit une image de maire proche. Cependant, l’image n’est pas tout et les intentions de vote, à l’heure actuelle, ne lui permettent pas de creuser d’écart avec son challenger socialiste Pierre Cohen.
Ce dernier, en déficit de notoriété (27 % des interrogés n’en ont pas entendu parler) et d’image (34 % de sans avis) a pourtant démarré la campagne de manière très précoce. Logiquement, Pierre Cohen fait mieux que dans le précédent sondage qui le créditait de 48 % contre 52 % pour Moudenc à l’automne dernier. Il reste pourtant très loin des scores triomphaux de Ségolène Royal lors du 2nd tour de la présidentielle à Toulouse (plus de 57 %), score qui a expliqué que nombreux étaient ceux qui, au PS, s’imaginaient déjà s’emparer du Capitole. Ce sondage est un clair avertissement pour chaque camp : rien n’est gagné.
Equilibre des forces… et des handicaps
Selon BVA, le maire sortant Jean-Luc Moudenc fait le plein des voix chez les personnes de plus de 60 ans, les Toulousains de longue date, les indépendants et commerçants. Son challenger socialiste, Pierre Cohen domine chez les jeunes, les employés et ouvriers. A noter un détail totalement inédit pour cette élection-ci, d’après La Dépêche du Midi : « Jean-Luc Moudenc accuse un déficit d'image chez les cadres supérieurs et ingénieurs, ces derniers plébiscitant Pierre Cohen, ce qui n'était pas le cas en 2001 pour François Simon. ». D’un côté, Jean-Luc Moudenc doit se départir de la mauvaise image de l’UMP qu’exploite avec un certain succès la gauche dans sa stratégie de politisation des enjeux municipaux ; de l’autre, le Parti Socialiste lui-même espère que le gain de notoriété supplémentaire par Pierre Cohen dans les prochaines semaines sera synonyme de gain d’image. Pourtant, malgré l’omniprésence de Pierre Cohen dans les médias locaux ces deux derniers mois, la véritable campagne ne fait que commencer avec la lancée du MODEM qui semblait tarder et surtout l’entrée progressive de Jean-Luc Moudenc dans le combat électoral risque de perturber le plan d'attaque de la liste Cohen.
Les candidats devront plus que jamais arracher les votes un par un. La campagne ne fait que commencer.
PREMIER TOUR
à Si le premier tour des élections municipales avait lieu dimanche prochain dans votre ville de Toulouse et si vous aviez le choix entre les listes suivantes, pour laquelle y aurait-il le plus de chance que vous votiez ?
| Liste | Intentions de vote |
| « La liste conduite par Jean-Luc Moudenc et soutenue par l'UMP et le Nouveau Centre » | 43 % |
| « La liste conduite par Pierre Cohen et soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste, les Verts et le Parti radical de gauche » | 39 % |
| « La liste conduite par Jean-Luc Forget et soutenue par le Modem » | 5 % |
| L' « Autre liste » de François Simon soutenue par les « Alternatifs » | 5 % |
| La liste d'extrême gauche conduite par Myriam Martin et soutenue par la Ligue Communiste Révolutionnaire | 4 % |
| La liste du Front National conduite par Philippe Riey | 4 % |
| Ne se prononce pas | (8 %) |
DEUXIEME TOUR
à Si le second tour des élections municipales avait lieu dimanche prochain dans votre ville de Toulouse et si vous aviez le choix entre les listes suivantes, pour laquelle y aurait-il le plus de chance que vous votiez ?
| Liste | Intentions de vote |
| La liste conduite par Jean-Luc Moudenc et soutenue par l'UMP et le Nouveau Centre | 50 % |
| La liste conduite par Pierre Cohen et soutenue par le Parti socialiste, le Parti communiste, les Verts et le Parti radical de gauche | 50 % |
| Ne se prononce pas | (9 %) |
Méthode utilisée : téléphone
Période : 21 au 23 janvier
Echantillon : 811 Toulousains inscrits sur les listes électorales, selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille).
23:55 Publié dans 1. Municipales Toulouse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, Toulouse, sondages, BVA, Moudenc, Cohen, Forget
lundi, 28 janvier 2008
11 000 personnes en deux jours pour le muséum de Toulouse
Inauguré le vendredi 25 janvier, le Museum d'histoire naturelle [ cliquez ici ] a ouvert ses portes au grand public le samedi 26 janvier. 5 000 personnes sont parvenues à pénétrer dans le museum tandis que près de 6 000 visiteurs ont été comptabilisées le jour suivant. Structure municipale, le museum de Toulouse se déploie sur un ensemble architectural revu et refondé par Jean-Paul Viguier. 6 000 m² dont 3 000 m² de collections attendent les visiteurs amateurs ou simples curieux avec des pièces parfois très rares et soigneusement sélectionnées sur la faune actuelle, les minéraux, la paléontologie, l'homme... Le muséum s'est fixé une fréquentation de 200 000 visiteurs pour cette première année de réouverture. Les portes ouvertes gratuites durent jusqu'au dimanche 3 février. 
Muséum, 35 allées Jules-Guesde, ouvert tous les jours sauf lundi de 10h à 18h.
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Inauguration d'un grand Museum à Toulouse
Après 10 ans de fermeture, le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse rouvre au grand public. Les scolaires ont déjà pu profiter de ce musée depuis le mois de décembre dernier. C’est un musée nettement agrandi, enrichi et réorganisé qui s’offre au grand public et aux chercheurs.
Un projet architectural d’envergure.
L’architecte Jean-Paul Viguier a réussi le pari d’un doublement de la surface du musée, passant de 3 000 à 6 000 m². Réutilisant l’ancien couvent de brique et l’articulant savamment à une lame de verre de 120 mètres, aussi majestueuse qu’impressionnante, il offre ainsi une magnifique fenêtre sur le jardin botanique Henri Gaussen totalement inédit, organisé sous forme d’une grande spirale. D’un grand geste unificateur, jardin, cloître des carmélites, anciennes salles et extension se retrouvent dans un même parcours muséographique. Fort d’une expérience des projets architecturaux culturels, Jean-Paul Viguier a travaillé en collaboration avec le minutieux projet pédagogique et muséographique mis au point par l’équipe scientifique locale appuyée par des experts étrangers.
Financée à 70 % par la mairie de Toulouse, la rénovation et l’extension ont coûté 35 millions d’euros. A titre de comparaison, le musée des Beaux-Arts de Montpellier a nécessité 60 millions d’euros pour sa grande refonte.
Le muséum d’histoire naturelle est une structure municipale, donc directement régi par la mairie de Toulouse. Ce lourd projet est plus qu’un simple agrandissement ; le conservateur en chef Jean-François Lapeyre parler de « refondation » tant le muséum a été profondément bouleversé dans sa conception et ses missions mêmes.
Un nouveau musée pour une approche inédite.
Mettre les relations de l’homme avec l’environnement et la nature au cœur du parcours, tel est le projet même du muséum. Alors que de nombreux musées semblent se résumer à une accumulation d’objets, le parti pris muséographique s’annonce ici très clair : les collections ne sont pas disposées là pour elle-mêmes, mais elles doivent permettre la découverte, l’interrogation autour de plusieurs grandes problématiques concernant la relation de l’homme à son environnement.
L’idée est de susciter davantage d’interrogations à la sortie qu’à l’entrée des lieux. Ainsi, à partir d’un fonds de plus de 2,5 millions de pièces, le muséum a sélectionné environ 8 000 spécimens exposés sur 2 600 m² tandis que 400 m² seront dévolus à des expositions temporaires. Les 3 000 m² restants (l’équivalent de la moitié du muséum) accueilleront deux bibliothèques (adultes et enfants), un magasin de stockage d’ouvrage, une salle de discussion, une boutique, une salle de conférence et de projection de plus de 250 places…
Des maraudeurs sont présents tout le long du parcours afin d’aller au devant des visiteurs et leur offrir des explications ou simplement une petite discussion sur un thème.
Le muséum propose aussi un second site de visite, adossé aux 16 hectares du Parc de Maourine dans le nouveau quartier de Borderouge. Renfermant un écosystème très riche, ce site comporte un jardin de découverte des cultures du monde (« les potagers du monde »), un étang ainsi qu’un rare bâtiment Haute Qualité Environnementale (HQE) et une noria pour illustrer le thème de l’irrigation.
Les perspectives du muséum.
L’équipe du muséum prévoit de faire de la structure un véritable lieu de vie et de connaissance inscrit au cœur de la réflexion dans ville, avec environ 400 expositions temporaires, conférences, débats…
Un an après l’inauguration en fanfare du Musée Fabre de Montpellier, tous les regards du grand sud se tournent vers le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, qui espère modestement atteindre les 200 000 visiteurs pour cette première année. Un véritable défi pour un musée non parisien, mais un chiffre raisonnable au vue de la qualité du projet porté et de l’ampleur des efforts fournis pour ce que certains considèrent comme le plus important muséum d’histoire naturelle de province.
Avec le Muséum d’histoire naturelle, la métropole toulousaine élargit sa palette de grands musées aux côtés du Musée des Augustins, du musée d’art contemporain des Abattoirs, du musée des Antiques Saint-Raymond et de la magnifique Fondation Bemberg.
Tarif plein : 7 euros
Tarif réduit : 5 euros
Le billet donne à la fois accès aux site du Muséum allées Jules Guesde, à l’antenne du Parc de la Maourine ainsi qu’aux réserves Bernard Délicieux.
Pour plus d’information
http://blog.museum.toulouse.fr/
FICHE TECHNIQUE :
- Commanditaire : Mairie de Toulouse
- Architecte en chef : Jean-Paul Viguier
- Inauguration : 25 janvier 2008
- Ouverture grand public : 26 janvier 2008
- Surface : 6 000 m²
- Collection permanente : 2 600 m²
- Jardin botatnique Henri Gaussen de 5 500 m²
- 2 bibliothèque, 1 amphithéâtre, 1 boutique
- Espace exposition temporaire : 400 m²
- Coût : 35 millions d’euros
- Fréquentation prévue en 2008 : 200 000 entrées
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